Hop, un jeu pour Le SPIROU 3992 spécial Marsupilami !

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Jurassic Facebook

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Un peu de Far West pour Spirou

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Illustration sur la préhistoire

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Spirou déguisé en Jérôme K. Jérôme Bloche

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Recherche graphique.

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Grazia Nidasio

Quand j’étais enfant, j’empruntais régulièrement à ma sœur une bande dessinée à priori « pour filles »,
étant tombé sous le charme de son héroïne, Valentine Pomme Verte. « Les aventures de Valentine » et « Valentine en Angleterre » étaient 2 recueils de récits courts, racontés par sa protagoniste qui apostrophait le lecteur dès la première page, et le prenait à témoin de ses péripéties quotidiennes. Il y avait dans ces pages de BD quelque chose de jubilatoire et de furieusement moderne qui les rendait uniques sur le marché des BDs à destination de la jeunesse : des pages très dynamiques, avec des cases rondes, carrées, une typo qui danse au-dessus des personnages, voire une esthétique Art Nouveau … Je les ai relus des dizaines de fois.
Trois volumes sont parus, de 1974 à 1976, chez l’éditeur M.C.L.
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Valentine Pomme Verte (Valentina Mela Verde dans l’édition originale), une adolescente rousse et délurée de 13 ou 14 ans, est le personnage le plus connu de la dessinatrice italienne Grazia Nidasio, dont les pages étaient publiées entre 1969 et 1976 dans le « Corriere dei Piccoli », l’hebdo pour enfant et supplément du grand quotidien milanais « Corriere della Sera ».
Le Corriere dei Piccoli – Le courrier des petits – décida d’attirer un public féminin et son rédacteur en chef eut l’idée de réserver un espace au milieu du journal, avec des jeux, des bricolages, des conseils de mode, à destination des petites filles.

Six planches remarquables, issues de « Valentine Pomme Verte en Angleterre »,
où l’on retrouve ce mélange très subtil de tendresse et d’humour, propres à la série.
(Quand l’image s’est affichée, cliquer dans le coin en haut à droite pour agrandir et permettre une lecture aisée.)

Grazia Nidasio était un pilier du journal depuis les années 50 : récits historiques, bricolages, jeux, illustrations, elle touchait à tout avec brio. Elle créera donc « Valentina Mela Verde », une bande dessinée très inventive et représentative de l’Italie de l’après 1968. Son personnage connaîtra un succés croissant, et garçons et filles se régaleront des péripéties familiales de l’adolescente Valentine, une vraie jeune fille de son temps, évoluant au sein d’une famille italienne de classe moyenne. Ces récits hebdomadaires en 2 ou 3 pages aborderont tous les sujets de la société italienne d’alors : le pacifisme, l’écologie, la place de la femme, la grossesse non désirée, la crise économique, la politique. Des personnages réels de la vie publique italienne apparaîtront même de temps en temps dans les cases. Dans la maison de Valentine, les portes claquent, les parents se disputent, s’embrassent, les enfants boudent, partent en voyage scolaire, perdent leur chien, et la difficile transition de l’enfance à l’adolescence de Valentine sera l’occasion de péripéties toujours très gaies racontées avec verve par Grazia Nidasio. Cesare le grand frère, Stefi la sœœur cadette, les parents, des voisins, les copains et copines de lycée et tout un tas de personnages attachants entourent Valentine ; chacun a son caractère bien affirmé.
Ces truculents personnages sont croqués avec humour et brio par la dessinatrice.

Valentine Pomme Verte est une bande dessinée qui colle à son époque, mais qui n’a pas pris une ride ; ajoutez à ces jeunes italiens des années 70 des téléphones mobiles et ils deviendront des adolescents d’aujourd’hui. En 1975 il fallait bien chercher pour trouver une bande dessinée où une jeune fille de 13 ans s’adressait à la lectrice (au lecteur), lui parlait de son quotidien, de ses petits malheurs et de ses joies.
Le tout sans tomber dans la mièvrerie des récits des magazines destinés aux jeunes filles de l’époque.
La sensibilité, le tact dont fait preuve Grazia Nidasio, sa tendresse pour cette famille italienne, (certains épisodes sont à priori autobiographiques) son humour acerbe mais jamais moqueur, son discours déjà moderne pour l’époque, font toujours mouche, et cette bande dessinée au féminisme rafraîchissant est définitivement un petit chef d’œuvre.

Dessinatrice italienne, Grazia Nidasio a, depuis 1954, fait une grande partie de sa carrière au « Corriere dei Piccoli ».
Elle créera d’abord « Gelso-mino », une histoire de bon voleur qui accomplit des miracles.
Illustratrice prolifique, elle réalisera des illustrations et des petites bandes d’un style proche de Sempé.
En 1960, elle dessine « Bimbo e Alibella », un petit éléphant bleu.
En 1961, elle imagine sa première héroïne « Violante », une petite fille d’une dizaine d’années,
que remplacera « Valentina Mela Verde », héroïne qui consacrera la réputation de Grazia Nidasio.
29-violante-Nidasio-2À la même époque, Grazia Nidasio dessinait les aventures du docteur Ox (Il Dottor Oss) des histoires teintées de science-fiction, sur des textes de Piero Selva : un docteur Ox plus romantique que celui de Jules Verne.


En 1972, elle reçoit le Yellow Kid au Festival de BD de Lucques, comme meilleur dessinatrice italienne.
Son trait, très vivant, et de plus en plus « libre » rappelle Cabu, Beuville ou Daniel Billon.
Les infos sont rares sur le web, et Grazia Nidasio, bien connue en Italie, continue son travail d’illustratrice pour la jeunesse. Réservée, elle se montre peu. Des expositions sont organisées en Italie autour de son travail, mais elle reste discrète.
Elle a un compte twitter, peu actif.

Une page récente Facebook (en italien) est consacré au Docteur Ox, et qui donne des nouvelles de Grazia Nidasio.

Le Corriere dei Piccoli a fêté en 2008 ses 100 ans.
il a accueilli dans ses pages les plus grands : McManus, Pratt, Battaglia, Toppi, Jacovitti, Goscinny, Morris, Greg, Hermann, Uderzo, Bonvi, Cavazzano …
Ici, une anthologie des 25 dernières années de ce journal pour enfants, on y trouve beaucoup de planches de Grazia Nidasio, et pas mal d’autres pépites.

Redazione-CdP-Grazia-NidasioLa rédaction du Corriere dei Piccoli croquée par Grazia Nidasio.

Les livres de Grazia Nidasio que l’on peut trouver :

1 – Une anthologie en français, « Le monde de Valentine » est en pré-commande et paraîtra fin mars 2014 aux éditions Clair de Lune, éditeur qui a déjà fait paraître les aventures de Stefi, la petite sœur de Valentine, qui a eu droit, toujours sous le trait de la dessinatrice, à ses propres histoires.
Mais à ce jour, aucune info sur le site/blog de l’éditeur (??).
2 – On trouve facilement sur les sites de vente de livres d’occasion les 3 premiers opus français, chez M.C.L.,
et il faut bien le dire, si l’éditeur a taillé à la hache les pages italiennes pour qu’elles « rentrent » dans ces albums, la traduction des textes n’est pas mauvaise :
Les aventures de Valentine Pomme Verte – Editions M.C.L.1974
Valentine Pomme Verte en Angleterre – Editions M.C.L.1975
Valentine Pomme Verte et sa bande – Editions M.C.L.1976
[Gallery not found] 3 – Entre 2009 et 2011 l’éditeur italien Coniglio Editore a sorti 4 tomes (plus de 700 pages !) compilant les pages parues entre 1969 et 1976.
4 – Il Dottor Oss avec Mino Milani – Editions Comicout

Pour la biographie de Grazia Nidasio, je me suis aidé d’un article de la revue AH ! NANA N°5 (Humanoïdes Associés, septembre 1977) signé Pierre Couperie, historien et archiviste de la bande dessinée, décédé en 2010.

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André-François Barbe, 1936-2014

Un prodigieux dessinateur vient de nous quitter.
Hormis ses très beaux dessins au fusain, pour Barbe Bleue, Le Cantique des Cantiques, ou le portfolio Jeux d’Eau aux éditions Glénat qui est resté son principal éditeur (galerie ci-dessous), il s’est fait connaître avec des dessins d’humour toujours très poétiques et des histoires muettes séquencées comme des petits films d’animation : il y démontrait tout son talent de dessinateur de courbes féminines.

J’ai mis en ligne une partie de ses dessins qui sont parus dans l’Echo des Savanes entre 1976 et 1982 :
Cliquez ici pour y accéder.
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Bonne année 2014 !

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Les Aventuriers du Livre Illustré

Vient de paraître en librairie « Le Salon de l’Araignée 1920-1930″, un livre de Emmanuel Pollaud-Dulian aux éditions Michel Lagarde.
Ce livre existe aussi en tirage de tête, (100 exemplaires numérotés et signés), il est intégré au coffret « Les Aventuriers du Livre Illustré », avec jaquette et couverture inédite, et s’y ajoute un deuxième livre : « Charles Martin, féérie pour une grande guerre », monographie de Charles Martin, connu essentiellement pour ses illustrations commandées par les vins Nicolas. (Ce dernier ouvrage sera disponible en librairie courant février 2014)
La souscription pour ce coffret est ouverte jusqu’au 31/12/2013.
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« Le Salon de l’Araignée 1920-1930″ retrace l’épopée mal connue des illustrateurs de l’entre-deux-guerres en France, ayant œuvré dans le domaine du livre illustré, et sollicités par Gus Bofa afin de créer à plusieurs un  nouveau « salon ».
Pour la plupart anciens combattants de la Grande Guerre, ces artistes, opposés aux dessins humoristiques des années de guerre, bêtement patriotiques et évidemment complaisants, décident donc de suivre Bofa et son Salon de l’Araignée, qui réunira jusqu’au début des années 30 une floppée d’écrivains et d’artistes talentueux et novateurs, triés sur le volet. Heureux de quitter la presse et de se lancer dans l’aventure du beau livre illustré, les illustrateurs mettent en pages et en images eux-mêmes, et accompagnés d’éditeurs enthousiastes, créent des livres qui ravissent les bibliophiles.
On retrouve dans ce livre Chas Laborde, Gus Bofa, Georges Lepape, Dunoyer de Segonzac ou Charles Martin pour les plus connus, mais Dignimont, Vertès, Roger Wild et une quinzaine d’autres ne demandent qu’à se faire mieux connaître des amateurs, et nul doute que ce livre y réussira.
Emmanuel Pollaud-Dulian, déjà auteur de la biographie récente de Gus Bofa aux éditions Cornélius,  nous retrace avec force détails et anecdotes la genèse et la disparition du Salon de l’Araignée, et nous offre en fin d’ouvrage des mini-biographies bienvenues des illustrateurs.
À signaler, la très belle maquette et le soin particulier apporté à la reproduction des illustrations et aux photos des documents.

chas-laborde-800La monographie de Charles Martin reprend son livre de 1917 « Sous les pots de fleurs » (« le pot de fleur », dans l’argot des tranchées, signifiait le casque donné aux soldats français fin 1915) et se constitue de 29 dessins légendés par lui-même. Marqué par son expérience de soldat mobilisé en 1914, en Champagne et en Argonne, l’illustrateur raconte les attentes, l’horreur et l’ennui du quotidien du poilu dans les tranchées.
En deuxième partie du livre : 15 élégantes illustrations pour « Mon cheval, mes amis et mon amie », ouvrage daté de 1921, qui nous rappelle que Charles Martin était aussi un dessinateur de mode hors-pair.

Le livre « Le salon de l’Araignée » sur le site des éditions Michel Lagarde
L’interview de l’auteur, Emmanuel Pollaud-Dulian
Et encore plus ici…

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